Le mâle de la semaine : Mon amoureux
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Mon amoureux m’apprend à … changer le monde.
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Les filles, je suis tellement désolées que vous ne soyez pas en couple avec MON copain : vous ratez vraiment une chose exceptionnelle, c’est un super-héros. Je pourrais vous le prêter, mais ce n’est pas dit qu’il soit d’accord : je crois qu’il m’aime vraiment. Et je n’en reviens pas. Je suis tombée amoureuse comme on tombe dans un piège en me disant « Je me suis faite avoir comme toutes les autres… ». Mais, à ce jour pourtant, pas de regret : tomber amoureux c’est bien faire la seule chute dont on ne voudrait jamais se relever.
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Avant, j’étais comme toutes ces filles célibattantes pleines d’énergie à ne plus savoir qu’en faire : libre et heureuse, je n’hésitais pas, en cas de coup de blues (Car ça arrivait quand même…), à scander à tue tête comme on scande un hymne patriotique, la chanson d’Anaïs : « Je haaaaaaais les couples, qu’ils sont mièvres qu’on les aime pas ! Je déteste les couples et je suis pas aigrie… » (Depuis, j’ai un peu oublié les paroles, je l’avoue). Et puis j’ai rencontré, bêtement et simplement, sans forcer, mon amoureux. Par hasard, au détour d’amis communs comme 36% des couples français. Lui a tout de suite semblé consentant ce qui m’a un peu étonnée : d’habitude les mâles sur qui je jetais mon dévolu montraient quelques résistances. Mais en fait, il y avait là une explication toute simple : il s’agissait du prince charmant. Celui que l’on attend depuis toujours. Mais, ne vous fâchez pas, ce n’était pas le votre, c’était le mien, avec mes critères. Un garçon sur mesure, de la haute couture matrimoniale.
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Mon amoureux, c’est un peu Baptiste, le clown de Carmé dans « Les enfants du paradis ». Je voudrais moi aussi lui lancer cette réplique d’Arletty : « Paris est tout petit pour qui s’aiment comme nous d’un aussi grand amour ». D’ailleurs sans faire exprès, c’est sur les toits parisiens très précisément, comme dans un vieux film, que je suis tombée amoureuse. Nous étions sur mon balcon, il faisait nuit et je lui ai dit « Regarde, mes voisins d’en face ont un cadre photo numérique, ça brille dans le noir ! ». Alors, il m’a répondu de sa plus douce voix cette phrase magnifique : « Cricri, ça fait cinq fois que tu me le dis ». Et c’est sur ces mots de vieux couple, alors que l’on ne se connaissait que depuis un mois, que j’ai basculé dans un monde simple de joies et même de mièvrerie. Un monde où, Paris n’est pas petit, pour paraphraser Arletty, mais bien minuscule tant l’affection que je porte à mon saltimbanque est grande.
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Ma vie était un cirque : il avait des loups garous, des lions qui m’auraient mangées toutes crue (Et peut-être même toutes nue…), des phoques gaies et des jongleurs de sentiments… Le monde du spectacle tel qu’il peut être parfois. Et lui il était tout ce qu’il me manquait pour que moi, jeune équilibriste, je ne tombe pas sans filet : mon clown, toujours drôle et toujours léger. Celui que l’on croirait dans la lune et qui pourtant a plus les pieds sur terre que n’importe qui d’autres sous le chapiteau.Â
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Je n’ai pas envie d’être sa seule spectatrice, je veux bien le partager. On ne peut pas, on n’a pas le droit, il est interdit de ressentir la moindre jalousie quand on est en couple avec un artiste. Il appartient à tout le monde. Mon amoureux, c’est l’amoureux de tout le monde à ceci près qu’il ne dort qu’avec moi. J’espère.
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Mon amoureux, c’est un peu Christian dans le film « Moulin Rouge » parce que j’habite dans le 18ème et qu’il écrit des textes de scènes (Moi j’adore me faire des films…). Bien sur, nous ne connaissons pas personnellement Toulouse Lautrec et moi-même je ne suis pas « fille de joie » de profession (Mais chroniqueuse, ce serait pareil à une syllabe près…) mais il a la poésie, le charme, la créativité, la bohème. Même si je ne connais pas la définition exacte de ce mot « Bohème », que personne ne crie famine ou ne pose nue, je trouve que ça lui va bien. Mon amoureux c’est Zorro mais en plus sensible, c’est superman en moins musclé. C’est mon héros et, si c’est le mâle de la semaine, je voudrais que ce soit le mâle de ma vie. C’est dit. A bon entendeur…
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Rédactrice
Christine Berrou
Christine Berrou est une ancienne journaliste qu’une plume d’avantage humoristique a poussée sur scène en 2007 avec un premier spectacle « Une année avec moi ». Depuis un an, c’est surtout par ses chroniques « sentimentalo-humoristiques » dans le magazine Sensuelle qu’elle se fait connaître, son lectorat appréciant sa sincérité et ses analyses décalées des mœurs masculines. En septembre dernier est né son nouveau one woman show : « La Pin-up du moi », lequel a gagné plusieurs prix dont celui du public au festival OFF « Juste pour rire » à Nantes en avril dernier. Le spectacle se joue encore à Paris, au théâtre « Le Bout », jusqu’en juin et reprendra à la rentrée au « Pranzo ». Aujourd’hui pour « ousontlesmales.com », l’humoriste et journaliste croque de ses mots ses plus jolies rencontres masculines. Alors, où sont les mâles ? Et bien, il semblerait que quelques uns soient chez Christine Berrou…
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